Signification des blasons : Différence entre versions
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− | || | + | ||Blasons de Guelma . Le blason de gauche évoque les réussites locales de l'agriculture et de l'élevage : le blé, l'olivier, la vache spécifique par sa robe de la région guelmoise. Le monument antique - qui n'a pu être identifié par les anciens habitants de Guelma (le débat reste ouvert) - est peut-être un baptistère, une fontaine... |
+ | La mairie de Guelma avait demandé en 1961 au célèbre héraldiste Robert Louis d'étudier un nouveau projet de blason (à droite) pour remplacer celui de gauche. Il ne semble pas que ces armes fort réussies, représentant le théâtre antique et 2 rameaux d'olivier ployés en forme de G, aient été adoptées officiellement avant l'indépendance | ||
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|| Blason du Mzab. Composées entre 1955 et 1962, les armoiries présentées ici ont été portées collectivement par sept cités (Ghardaïa, Mélika, Béni-Isguen, Bou-Noura, El-Ateuf, Berrian et Guerrara), comme l’illustre le témoignage de leur concepteur, Charles Kleinknecht, administrateur civil au Sahara : "inspiré par sa pureté et sa lumière, je me suis mis à ébaucher pour le M’zab des armoiries dignes de ce joyau de la couronne de France. On y reconnaît le ciel immuablement bleu du Sahara, le minaret typique du rite ibadite, la fleur de lys [sic] que l’on retrouve si souvent sur les stucs de Sedrata, l’ancêtre ensevelie dans les sables d’Ouargla, et sept clefs symboles des 7 villes". | || Blason du Mzab. Composées entre 1955 et 1962, les armoiries présentées ici ont été portées collectivement par sept cités (Ghardaïa, Mélika, Béni-Isguen, Bou-Noura, El-Ateuf, Berrian et Guerrara), comme l’illustre le témoignage de leur concepteur, Charles Kleinknecht, administrateur civil au Sahara : "inspiré par sa pureté et sa lumière, je me suis mis à ébaucher pour le M’zab des armoiries dignes de ce joyau de la couronne de France. On y reconnaît le ciel immuablement bleu du Sahara, le minaret typique du rite ibadite, la fleur de lys [sic] que l’on retrouve si souvent sur les stucs de Sedrata, l’ancêtre ensevelie dans les sables d’Ouargla, et sept clefs symboles des 7 villes". | ||
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+ | || Blason de Nemours. Les 2 rochers qui émergent sont "les Deux Frères" rappelant le nom de "Ad Fratres" que les Romains avaient donné à la localité. Le chef est partagé entre les armes de la famille d'Orléans à gauche et le sceau d'Abd-el-Kader à droite pour rappeler peut-être la reddition de ce dernier au duc d'Aumale | ||
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+ | || Blason d'Orléansville.Fondée par Bugeaud en 1843, à l'emplacement de l'antique Castellum Tinginatum, appelée ensuite El Asnam (les statues, les ruines) par les Arabes, Orléansville se nomme ainsi en hommage au duc d'Orléans, Ferdinand, fils de Louis-Philippe, mort l'année précédente, et dont les armes figurent en chef. Le chrisme (les lettres grecques X et P, alpha et oméga à gauche, évoquant la basilique chrétienne de Saint-Reparatus en 324, et , à droite, le croissant surmonté de l'étoile symbolisent les deux religions. Le lion du Chélif tient dans ses pattes l'épée et le soc de charrue rappelant la devise de Bugeaud "Par le fer et par la charrue". L'or et le rouge de l'écu font allusion au soleil et à la terre rouge d'Afrique. | ||
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− | || Outre le coq gaulois et la charrue évoquant le travail de la terre, on remarque en haut, à gauche, 3 barres rouges rappelant qu'Ouled-Fayet a été la troisième commune de plein exercice fondée en Algérie après Kouba et Dély-Ibrahim | + | || Blason d'Ouled Fayet. Outre le coq gaulois et la charrue évoquant le travail de la terre, on remarque en haut, à gauche, 3 barres rouges rappelant qu'Ouled-Fayet a été la troisième commune de plein exercice fondée en Algérie après Kouba et Dély-Ibrahim |
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Version du 6 avril 2013 à 10:35
Si vous les utilisez, merci d'en indiquer la source !
L'approche présentée ici se veut "triviale" au sens où les usages héraldiques sont restreints.
L'intérêt de ces remarques descriptives - extraites de l'Armorial des communes de l'Algérie française de Nicolas Vernot et Jean-Paul Fernon (éd. d'Héligoland)- est de mieux faire comprendre les éléments qui ont conduit à tel ou tel blason et pour quel usage (quand possible).
Il s'agit d'un travail en gestation qui ne peut que s'enrichir de vos questions/observations - utilisez l'onglet discussion en haut puis cliquez sur l'autre onglet "ajouter un sujet" - ou cliquez ICI merci !
Blasons d'Affreville .Le blason de droite est en réalité celui figurant sur l'insigne de la CRS 206 d'Affreville, le véritable blason de la commune étant celui de gauche avec le dauphin et les étoiles qui représente fidèlement les armes de Mgr Affre dont elle porte le nom en souvenir de cet archevêque de Paris mortellement blessé le 25 juin 1848 sur les barricades où il était allé porter des paroles de paix |
Blasons d'Aïn Témouchent. Comme pour Affreville, le blason de droite est en réalité celui figurant sur l'insigne de la CRS 210 d'Aïn Temouchent, celui de gauche étant celui utilisé par la commune:le casque de légionnaire rappelle la fondation militaire romaine de Praesidium Sufative, devenue Albulae, puis à l'époque arabe Aïn Temouchent. |
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Blason de Bosquet. Blason de l'association des anciens de Bosquet créé en 1991 : les 7 étoiles en chef à gauche représentent le grade de maréchal de Pierre Bosquet qui a donné son nom à la commune. |
Erreur lors de la création de la miniature : Fichier manquant
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Blason de Boufarik. Blason aux couleurs nationales françaises : les 3 épis figurant sur la barre blanche rappellent l'étymologie de Boufarik "le pays du premier froment". L'épée et la charrue rappellent la devise de Bugeaud : "par l'épée et la charrue". Boufarik avait une activité agricole intense et variée (céréales, vigne, oranges, cultures maraîchères, tabac...). Il ne faut pas oublier que c'est à Boufarik qu'a été mis au point le célèbre "Orangina" |
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Blason d'El Oued. Sous le palmier, symbole des oasis, on trouve des roses des sables très fréquentes dans cette région |
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Blason de Ferry. Créé en 1995 pour l'association des anciens de Ferry. La "pyramide", en bas à gauche, est en réalité une camelle de sel rappelant l'exploitation des salines proches du village. |
Blasons de Guelma . Le blason de gauche évoque les réussites locales de l'agriculture et de l'élevage : le blé, l'olivier, la vache spécifique par sa robe de la région guelmoise. Le monument antique - qui n'a pu être identifié par les anciens habitants de Guelma (le débat reste ouvert) - est peut-être un baptistère, une fontaine...
La mairie de Guelma avait demandé en 1961 au célèbre héraldiste Robert Louis d'étudier un nouveau projet de blason (à droite) pour remplacer celui de gauche. Il ne semble pas que ces armes fort réussies, représentant le théâtre antique et 2 rameaux d'olivier ployés en forme de G, aient été adoptées officiellement avant l'indépendance |
Blasons de Saïda . Le blason de droite avec la barre bleue et les fleurs de lys d'argent se rencontre surtout dans les dernières années de l'Algérie française peut-être pour doter l'écu des 3 couleurs nationales françaises à côté du vert, de l'étoile et du croissant, symboles de l' Islam |