Les photos/documents présentés ici sont issus de dépôts volontaires par nos visiteurs. Si vous pouvez les identifier (Date, lieu exact, origine, etc ...) plus complètement, n'hésitez pas à le préciser. Dans le cas de photos de petites tailles, si vous avez des exemplaires à des tailles supérieures, elles sont les bienvenues. Si vous pouvez compléter les descriptions des documents, ça marche aussi !
Si vous les utilisez, merci d'en indiquer la source !
L'approche présentée ici se veut "vulgarisatrice" au sens où les usages héraldiques sont restreints.
L'intérêt de ces remarques descriptives - extraites de l'Armorial des communes de l'Algérie française de Nicolas Vernot et Jean-Paul Fernon (éd. d'Héligoland)- est de mieux faire comprendre les éléments qui ont conduit à tel ou tel blason et pour quel usage (quand c'est possible).
Il s'agit d'un travail en gestation qui ne peut que s'enrichir de vos questions/observations - utilisez l'onglet discussion en haut puis cliquez sur l'autre onglet "ajouter un sujet" - ou cliquez ICI merci !
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Blason original de l'Algérie, il représente sur un fond vert avec un croissant, caractéristiques d'une terre d'Islam, trois étoiles symbolisant les 3 provinces d'Oran, Alger et Constantine.
Peu connues, ces armes ont été composées sous le règne de Napoléon III : elles sont alors surmontées d'une aigle impériale qui disparaîtra avec la chute de l'empire. (NB : L'aigle est du genre féminin en héraldique).
On retrouvera ce blason au siècle suivant sur certains insignes militaires de l'armée française en Algérie.
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Blason du cinquantenaire de l'exode, créé en 2011. Outre les symboles du pays (le soleil, le bateau d'aller et de retour définitif des Pieds Noirs, les trois religions qui se côtoyaient en Algérie, et la vigne, le blé et l'olivier qui faisaient la prospérité du pays), le chef porte le pavillon maritime blanc chargé de ses 2 bandes horizontales coupées rouge et bleu, avec 3 fleurs de lys rappelant l'expédition française de 1830 décidée par le roi Charles X qui aboutit à la conquête de l'Algérie
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Blasons d'Affreville .Le blason de droite est en réalité celui figurant sur l'insigne de la CRS 206 d'Affreville, le véritable blason de la commune étant celui de gauche avec le dauphin et les étoiles qui représente fidèlement les armes de Mgr Affre dont elle porte le nom en souvenir de cet archevêque de Paris mortellement blessé le 25 juin 1848 sur les barricades où il était allé porter des paroles de paix
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Blasons d'Aïn Témouchent. Comme pour Affreville, le blason de droite est en réalité celui figurant sur l'insigne de la CRS 210 d'Aïn Temouchent, celui de gauche étant celui utilisé par la commune:le casque de légionnaire rappelle la fondation militaire romaine de Praesidium Sufative, devenue Albulae, puis à l'époque arabe Aïn Temouchent.
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Blason de Birkadem. Blason très particulier de par sa forme aux contours enroulés comme un parchemin. Inspiré de celui d'Alger, il présente une énigme sur laquelle tous peuvent se pencher : quel est cet animal noir (qui a été assimilé par beaucoup à un dauphin, bien que Birkadem ne soit pas au bord de la mer ?) qui figure au milieu du blason originel ?
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Blason de Bosquet. Blason de l'association des anciens de Bosquet créé en 1991 : les 7 étoiles en chef à gauche représentent le grade de maréchal de Pierre Bosquet qui a donné son nom à la commune.
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Blason de Boufarik. Blason aux couleurs nationales françaises : les 3 épis figurant sur la barre blanche rappellent l'étymologie de Boufarik "le pays du premier froment". L'épée et la charrue rappellent la devise de Bugeaud : "par l'épée et la charrue". Boufarik avait une activité agricole intense et variée (céréales, vigne, oranges, cultures maraîchères, tabac...). Il ne faut pas oublier que c'est à Boufarik qu'a été mis au point le célèbre "Orangina"
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Blason d'El Biar. Les 3 puits évoquent l'étymologie d'El Biar : "bir" (pluriel "biar") signifiant "puits" en arabe. Le parchemin avec la date 1830 rappelle la date du débarquement de la flotte française qui sera à l'origine de la conquête de l'Algérie et la capitulation du Dey reçue à El-Biar par de Bourmont dans la villa qui allait devenir la "villa du traité" et qui était son quartier général.
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Blason d'El Oued. Sous le palmier, symbole des oasis, on trouve des roses des sables très fréquentes dans cette région
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Blason de Ferry. Créé en 1995 pour l'association des anciens de Ferry. La "pyramide", en bas à gauche, est en réalité une camelle de sel rappelant l'exploitation des salines proches du village.
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Blasons de Guelma . Le blason de gauche évoque les réussites locales de l'agriculture et de l'élevage : le blé, l'olivier, la vache spécifique par sa robe de la région guelmoise. Le monument antique - qui n'a pu être identifié par les anciens habitants de Guelma (le débat reste ouvert) - est peut-être un baptistère, une fontaine...
La mairie de Guelma avait demandé en 1961 au célèbre héraldiste Robert Louis d'étudier un nouveau projet de blason (à droite) pour remplacer celui de gauche. Il ne semble pas que ces armes fort réussies, représentant le théâtre antique et 2 rameaux d'olivier ployés en forme de G, aient été adoptées officiellement avant l'indépendance
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Blason de Guyotville. Si la partie supérieure évoque bien la culture de la vigne, le poisson (ou le cétacé) un peu caricatural au-dessous est difficile à identifier (rascasse, mérou, baleine, dauphin ?...) Tout renseignement sérieux sera le bienvenu.
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Blason de La Calle. Ce sont des branches de corail qui ornent la bordure de l'écu. En effet ce port s'était depuis longtemps spécialisé dans l'exploitation du corail abondant dans la région. Détruit à plusieurs reprises durant sa longue histoire, le site s'est toujours relevé, tel le phénix renaissant de ses cendres figurant sur les armes de la ville
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Blason de La Senia. La noria, point de rassemblement des animaux venus s'y désaltérer, rappelle l'étymologie du nom de la commune. Le nuage en forme d'avion rappelle que La Sénia était l'aéroport d'Oran, non loin de la Sebka que l'on voit évoquée au fond
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Blason du Mzab. Composées entre 1955 et 1962, les armoiries présentées ici ont été portées collectivement par sept cités (Ghardaïa, Mélika, Béni-Isguen, Bou-Noura, El-Ateuf, Berrian et Guerrara), comme l’illustre le témoignage de leur concepteur, Charles Kleinknecht, administrateur civil au Sahara : "inspiré par sa pureté et sa lumière, je me suis mis à ébaucher pour le M’zab des armoiries dignes de ce joyau de la couronne de France. On y reconnaît le ciel immuablement bleu du Sahara, le minaret typique du rite ibadite, la fleur de lys [sic] que l’on retrouve si souvent sur les stucs de Sedrata, l’ancêtre ensevelie dans les sables d’Ouargla, et sept clefs symboles des 7 villes".
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Blason de Nemours. Les 2 rochers qui émergent sont "les Deux Frères" rappelant le nom de "Ad Fratres" que les Romains avaient donné à la localité. Le chef est partagé entre les armes de la famille d'Orléans à gauche et le sceau d'Abd-el-Kader à droite pour rappeler peut-être la reddition de ce dernier au duc d'Aumale
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Blason d'Orléansville.Fondée par Bugeaud en 1843, à l'emplacement de l'antique Castellum Tinginatum, appelée ensuite El Asnam (les statues, les ruines) par les Arabes, Orléansville se nomme ainsi en hommage au duc d'Orléans, Ferdinand, fils de Louis-Philippe, mort l'année précédente, et dont les armes figurent en chef. Le chrisme (les lettres grecques X et P, alpha et oméga à gauche, évoquant la basilique chrétienne de Saint-Reparatus en 324, et , à droite, le croissant surmonté de l'étoile symbolisent les deux religions. Le lion du Chélif tient dans ses pattes l'épée et le soc de charrue rappelant la devise de Bugeaud "Par le fer et par la charrue". L'or et le rouge de l'écu font allusion au soleil et à la terre rouge d'Afrique.
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Blason d'Ouled Fayet. Outre le coq gaulois et la charrue évoquant le travail de la terre, on remarque en haut, à gauche, 3 barres rouges rappelant qu'Ouled-Fayet a été la troisième commune de plein exercice fondée en Algérie après Kouba et Dély-Ibrahim
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Blason de Palikao. Blason créé pour l'amicale des anciens de Palikao. Le nom de la commune rappelle la victoire remportée en Chine, non loin de Pékin, par le général Charles-Guillaume Cousin-Montauban en 1861. Le pont de Pa-li-kiao et le dragon évoquent ce fait d'armes.
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Blason de Perrégaux. On y trouve en bas le barrage de l'Habra, à l'origine de la prospérité agricole de la région symbolisée par l'orange et l'artichaut. La locomotive évoque les ateliers des Chemins de Fer Algériens et la position de Perrégaux au carrefour des deux grands axes ferroviaires : Oran-Arzew-Alger et Arzew-Colomb-Béchar.
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Blasons de Saïda . Le blason de droite avec la barre bleue et les fleurs de lys d'argent se rencontre surtout dans les dernières années de l'Algérie française peut-être pour doter l'écu des 3 couleurs nationales françaises à côté du vert, de l'étoile et du croissant, symboles de l' Islam
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Blason de Saint-Cloud. Créé pour l'amicale des anciens de Saint-Cloud, ce blason, aux couleurs noir et or de la commune, est inspiré de celui de la ville française de Saint-Cloud (avec la crosse du Saint, la feuille de vigne remplaçant la fleur de lys de la commune française). Au-dessus, la montagne des Lions dominant le site et 1848, date de la création de la colonie agricole.
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Blason de Souk-Ahras. Dans la partie supérieure, une église antique est partiellement masquée par le célèbre olivier qui, selon la légende, aurait été planté des mains de saint Augustin, évêque d'Hippone , natif de la région et dont on voit au-dessous les attributs (mitre et crosse). La devise Labuntur anni, illa viret ("Les années passent, lui est vigoureux")est une allusion à l'olivier.
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Blason de Staouéli. Créé pour l'Amicale des anciens de Staouéli, il est aux couleurs de la France avec en chef un vaisseau de guerre, évoquant le débarquement de la flotte française à Sidi Ferruch, à gauche une épée et un cimeterre symbolisant la bataille de Staouéli, et à droite le domaine de la Trappe. La devise "Ense et aratro" (par l'épée et la charrue) est celle de Bugeaud
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Blason de Valmy. Créé pour l'amicale des anciens de Valmy. Le rameau de figuier central rappelle le lieu-dit Le Figuier (El Kerma) où se déroulèrent de nombreuses escarmouches, non loin d'Oran, après la prise d'Alger. Un camp militaire y fut établi qui donnera naissance au village. Le blason, aux couleurs de la France, rappelle les drapeaux de l'époque révolutionnaire, clin d'œil au village français de Valmy devenu célèbre grâce à la victoire de Dumouriez et Kellermann sur les troupes prussiennes le 20 septembre 1792. Il est à noter que c'est le roi Louis-Philippe qui, le 14 février 1848, donna au village du Figuier, le nom de Valmy en souvenir de la bataille à laquelle il avait participé et où il était aide de camp de Kellermann
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